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| Face à la crise sociale générale,
construire un nouveau contrat social fondé sur les principes de
Solidarité, dignité, citoyenneté |
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Les récentes émeutes des banlieues sont la manifestation d'une crise majeure vécue par une population qui s'est trouvée reléguée dans des quartiers périphériques et populaires depuis plusieurs décennies, en proie à la dégradation urbaine, l'échec scolaire, l'absence d'accès à l'emploi et au logement, à l'encontre de la devise républicaine Liberté, égalité, fraternité.
C'est l'absence d'un avenir vivable et digne qui se traduit aujourd'hui par une révolte usant tous les moyens de la visibilité. Des milliers de voitures ont brûlé, mais aussi des équipements sportifs ou scolaires. Pourquoi, s'est-on inquiété, détruisent-ils les lieux d'apprentissage, de culture, de pratique sportive ? La réponse est pourtant claire : les jeunes " casseurs " n'y croient plus.
Si le feu a été déclenché par le ministre de l'intérieur chassant sur les terres du FN dans la perspective des présidentielles de 2007, - qui se vantait de nettoyer les cités au karcher, de débarasser les quartiers de la " racaille ", et qui n'a pas hésité à couvrir des policiers qui semblent bel et bien avoir poursuivi les jeunes Zyed et Bouna, électrocutés en tentant de leur échapper- il couvait depuis très longtemps et les politiques de la ville depuis 25 ans, conduites par la droite et par la gauche, se sont avérées impuissantes à combattre les tendances lourdes.
Beaucoup s'accordent aujourd'hui à voir dans ces évènements le symptôme d'une crise des banlieues. Mais si la forme de cette crise est bien spécifique en effet, elle est totalement articulée à celle de la société française qui depuis plus de trente ans se segmente sous l'effet de la désagrégation de la société des " 30 glorieuses ".
Le choix de s'insérer dans la " mondialisation " a été fait en France sous le gouvernement de Pierre Mauroy. Après une tentative de relance " classique " qui échoue, le choix est alors fait de mettre fin au contrôle des changes et de s'arrimer un système monétaire européen. Peu à peu, les choix successifs opérés (et notamment ceux du traité de Maastricht), débouchent sur la perte de pouvoir d'achat, le chômage de masse, la précarisation, la remise en cause de la protection sociale, les privatisations, …. La décentralisation des années 80, intéressante dans sa tentative de rapprocher la décision du citoyen, a malgré tout contribué, en l'absence de régulations suffisantes et de débats de société, accompagnée par une politique de la ville ciblée sur quelques centaines de quartier, au développement de tendances ségrégatives, éloignant toujours plus quartiers dits sensibles (en fait espaces de relégation) et quartiers de riches, éloignant de plus en plus la réalité de la République de sa devise Liberté, égalité, fraternité. Le sentiment d'insécurité, alimenté de surcroît par une extrême-droite virulente contre les migrants, et confortée finalement par des attitudes peu claires des forces politiques de droite comme de gauche, s'est constamment amplifié. Des groupes sociaux entiers se considèrent avec peur et méfiance. Les jeunes des quartiers en particulier se voient imposer des images globalisantes et négatives, et se trouvent en butte à des traitements brutaux et humiliants de la part des forces de police et des pratiques discriminatoires à l'embauche.
Au final, il n'est pas excessif de relier la " crise des banlieues " au délitement social que l'on observe de façon plus générale.
On perçoit de plus en plus clairement dans les classes populaires comme dans les classes moyennes que non seulement que la situation se dégrade et en premier lieu sur le marché du travail, mais aussi que la classe politique joue une logique de la réparation et ne propose pas de solutions à la hauteur des défis à relever. On perçoit aussi que cette classe politique priorise souvent son propre avenir par rapport à la recherche de l'intérêt général. Le projet européen de Traité constitutionnel lui-même a été interprété comme menaçant et rejeté massivement, après un débat citoyen particulièrement soutenu, manifestant le refus des orientations de politiques économiques et sociales des 20 ou 30 dernières années et le souhait d'un avenir plus solidaire.
La France de l'après guerre avait un projet ambitieux pour tous. Ecole pour tous, accès à la culture, à l'emploi, au logement, sécurité sociale, sens du service public…Progressivement, elle s'est résignée " limiter les dégâts ". L'action publique se fixe pour objectif de réparer les dégâts provoqués par les dynamiques issues de choix de politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, renonçant à agir en amont, au niveau des causes.
Notre pays a en outre laissé se constituer, à travers le traitement de l'immigration (principalement ouvrière et en provenance des anciennes colonies)- au lieu de valoriser la richesse humaine qui en résultait- un discours de peur, de haine et de fractionnement. La gauche, en particulier le PS, qui pour conquérir le pouvoir, a utilisé un jeu complaisant avec le FN, a sa part de responsabilité.
Mais quoi qu'il en soit, la France aujourd'hui est une société fractionnée, où les solidarités traditionnelles se sont défaites, où des ghettos sociaux se sont multipliés (ghettos pauvres comme ghettos riches), où l'école n'arrive pas à assurer la promotion d'une fraction importante des jeunes, où à la discrimination sociale s'ajoutent les discriminations ethniques post-coloniales, où le chômage de masse s'accompagne de la multiplication de statuts précaires (cf dernièrement le contrat nouvel embauche), où les solutions proposées sont toujours plus de flexibilité et de modération salariale, où les réformes fiscales se font à l'avantage des plus riches…..Quant aux quartiers, on propose toujours des politiques ciblées, sans se rendre compte de l'interdépendance des situations entre tous les territoires et toutes les politiques. Ainsi les exonérations de TVA ont plus déplacé des emplois vers quelques banlieues, créant relativement peu d'emploi, et détruisant les emplois situés quelques kilomètres plus loin.
Le non au TCE comme les émeutes sont le signe flagrant d'un même problème : notre société est dans une impasse sociale et démocratique dont il faut sortir.
Le politique doit retrouver sa fonction première, celui de donner du sens, de permettre à une société de plus en plus complexe et riche de diversité de vivre ensemble. La Rébublique jacobine et égalitariste a vécu. Il faut la refonder.
Les politiques ne doivent pas laisser croire que nous pourrions retourner aux années dites fastes du fordisme (des 30 glorieuses en France). Non seulement en raison du tour pris par " la mondialisation " mais aussi parce que le modèle de développement choisi est incompatible avec la capacité de charge de la planète. La crise énergétique comme la détérioration climatique, la pollution des sols et la contamination de notre alimentation sont là pour nous le rappeler.
Ce moment de crise - souligné à deux reprises cette année (29 mai, révolte des ghettos)- est un moment d'opportunité pour renverser l'ordre des priorités : une société plus juste, qualitativement plus riche en relations humaines, acceptant ses diversités, valorisant le plaisir de construire ensemble, économiquement plus sobre, donnant à ses membres la capacité de participer aux choix structurants l'avenir, du local au national.
La classe politique française a la responsabilité en ce moment historique précis de mettre l'accent sur la nature profonde de la crise et de proposer la recherche commune d'un autre projet pour notre pays et pour l'Europe. Pour cela elle doit s'appuyer sur quelques principes structurants et prioriser trois grands chantiers, l'emploi, l'école, l'urbanisme et le logement.
DES PRINCIPES POUR UNE ACTION RENOVEE :
- - Sortir d'une logique répressive fondée sur la manipulation de la peur, qui ne peut que contribuer à l'accentuation des ségrégations et in fine à une grave menace sur la démocratie- et une démagogie électorale de bas étage.
- - Respecter les habitants des quartiers en difficulté, et en particulier les jeunes (jeunes hommes, jeunes femmes). Mettre en œuvre des mécanismes pour casser le racisme institutionnalisé. La formation des policiers doit inclure cette préoccupation. Les discriminations positives n'ont de sens que dans une politique d'ensemble, portant prioritairement sur les questions de la formation, de l'emploi et du logement, visant à promouvoir une société d'inclusion, conjuguant égalité et diversité.
- - Redonner confiance dans l'action politique et donner du pouvoir aux élus locaux et aux citoyens. Il faut oser mettre en place la fin du cumul de mandats et promouvoir une relation éthique à la politique. Les élus en charge de fonction exécutive doivent disposer de revenus suffisants pour qu'ils puissent se consacrer à leur mandat unique. Un statut de l'élu local devrait donner des moyens d'action y compris aux simples conseillers municipaux. La démocratie représentative est à rénover (élection directe des représentants d'agglo ou de pays, suppression des départements) et associée à des mécanismes de démocratie participative permettant une réelle implication et influence des habitants sur les choix opérés sur les territoires.
- - Anticiper, traiter les causes, cesser d'intervenir sur le mode réparatif, lorsqu'il est trop tard. Et réhabiliter l'action publique, en rompant avec la culture de toujours plus de marché. Marché, pouvoirs publics, tiers-secteur doivent agir en synergie au sein d'une économie et d'une société pluriellles. C'est la logique sociale qui doit orienter les choix économiques (en intégrant la contrainte environnementale) et non l'inverse.
- - Articuler l'action des pouvoirs publics du local au national en se fondant sur la notion de subsidarité active, en y associant l'action des citoyens. Les divers échelons d'organisation des pouvoirs publics doivent poursuivre des objectifs communs. Le local (municipal, agglo, pays) peut devenir un " corps intermédiare " capable d'interaction avec l'action des habitants organisés, capable aussi de faire remonter vers les échelons supérieurs les expérimentations généralisables. L'aptitude dont font preuve les acteurs de la vie politique, économique, sociale, à être des acteurs de changement, doit être reconnue comme un levier des réformes nationales et une contribution à la mise en forme d'un nouveau contrat social.
TROIS CHANTIERS PRIORITAIRES :
- - Emploi : * Appuyer partout les initiatives locales et lancer un vaste plan de financement d'initiatives locales. Cessons de croire que c'est par des décisions de l'Etat, des règles nationales et des circulaires qu'on résoudra les problèmes de lieux aussi complexes. Le changement doit venir d'en bas, du terrain, de ceux qui, au quotidien, voient les besoins et ont des idées, adaptées à la situation locale, qui n'est jamais la même ailleurs. Associations de soutien aux parents, écoles innovantes, entreprises, commerce... Tout cela, plus ou moins lié à l'économie sociale et solidaire, doit constituer le levier du changement dans une optique de développement durable.
* Les pratiques discriminantes doivent être identifiées et combattues, en particulier sur le marché du travail. Un sytème de sanctions dissuasif s'imposant aux administrations comme aux entreprises doit être imaginé et mis en place. *abolir toutes les mesures récentes (contrat nouvel embauche…) qui génèrent précarité et entraînent le développement du phénomène des travailleurs pauvres ; *revoir le système d'indemnisation du chômage et l'articuler à une politique de formation qualifiante.
- - Ecole, politique de l'enfance : il faut se saisir à pleines mains de ce chantier prioritaire. *Une politique de l'enfance et de l'éducation associant sur un territoire l'ensemble des services publics concernés et les associations de prévention et d'éducation populaire doit être menée pour développer l'autonomie, la créativité, la capacité d'expression des jeunes. *Les études montrent à quel point le " destin social " se fabrique dans les années de jeunesse, à quel point les différentes couches sociales pratiquent une politique d'évitement et ont une stratégie de logement en relation aux relations sociales souhaitées pour eux-mêmes et leurs enfants. Il faut agir contre la pérennisation d'une école à plusieurs vitesses, imaginer, au-delà de moyens accrus accordés aux ZEP (15 élèves par classe, des enseignants expérimentés…), et de la refondation des méthodes pédagogiques (responsabilisation, créativité, apprentissage de la médiation), des systèmes de bourse et de promotion permettant la sortie des ghettos de relégation. *L'école doit aussi reconnaître les diversités, combattre les discriminations. L'histoire ne peut plus être enseignée en laissant de côté l'esclavage, la colonisation, la décolonisation, la contribution des migrations au développement économique, social et culturel de la France…. Tous les enfants doivent pouvoir reconnaître un pan de l'histoire de leurs parents et leurs ancêtres dans les manuels d'histoire.
- - Urbanisme, habitat, services publics: *Nous devons tirer le meilleur des expériences locales réussies de la réhabilitation de l'habitat en direction de la mixité sociale et oser aller à l'encontre des réflexes communautaires des riches aussi bien que des pauvres (constitution de ghettos ethniques, qui historiquement se sont constitués par relégation sociale plus que par choix positif). *Il faut expérimenter des systèmes d'aide au logement associés à la sortie du quartier d'origine et mettre sur pied un service public du logement identique au système du service public de l'emploi. *Un égal accès aux services publics doit être garanti sur l'ensemble du territoire. Il faut donc refuser la logique de privatisation, mais aussi repenser une organisation plus démocratique de ces services, associant populations, usagers, syndicats et pouvoirs publics.
Ce n'est donc pas d'un nouveau projet pour les banlieues que nous avons besoin, - même si des mesures précises devront y être prises - mais d'un nouveau projet pour la France (et pour l'Europe). Un nouveau projet pour faire société ensemble, avec nos diversités. Un nouveau projet qui privilégie le " lien " sur le " bien ".
Françoise Duthu
Contact : francoise.duthu@club-internet.fr
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| Après le parlement... |
| Perspectives... |
Au terme d'un bref mandat (février à juillet 2004), qu'en est-il du bilan de l'action conduite ? Et quelles perspectives s'offrent-elles ?
Les choses ne se sont pas déroulées tout à fait comme je l'avais prévu. Entre un plan rationnel imaginé sans connaître l'institution de l'intérieur et les opportunités concrètes, il y a en effet quelques différences… Pourtant, c'est une expérience très positive que je retire de ces quelques mois.
Le point le plus important de mon engagement a été la question tchétchène. Deux auditions ont été réalisées, occasion de prises de contact avec des collègues de plusieurs groupes parlementaires et d'établissement de liens divers (ONG Pax Christi Flandres, Serlo -accueil de réfugiés-, représentants du gouvernement Mashkadov, parlementaires du Conseil de l'Europe, Comité Américain pour la Paix en Tchétchénie…). J'ai terminé ce mandat avec une conviction : c'est la mise en synergie de tous les acteurs mobilisés sur la question qui pourra un jour débloquer la situation. Ce ne sera pas facile. L'obstination sera nécessaire. Mais à l'heure où les gouvernements occidentaux conduisent une irresponsable politique de l'autruche, plus que jamais il faut tisser des liens et faire pression en permanence sur la classe politique. La brochure "Génocide en Tchétchénie : quelle solution politique au conflit russo-tchétchène ?" publiée en octobre 2004 se veut un outil au service de cette construction. Aujourd'hui le groupe Vert/ALE continue son engagement sur la question tchétchène autour notamment de l'eurodéputé Vert Bart Staes (bstaes@europarl.eu.int) et même si un intergroupe, contrairement aux espoirs, n'a pu être créé, il existe des perspectives, puisqu'à chaque session un groupe se réunira à Strasbourg.
Je suis particulièrement heureuse d'avoir découvert tout un champ de réflexion qui m'était inconnu à la suite d'une réunion organisée par Alima Boumediene-Thiéry sur le thème : "Musulmanes féministes : du paradoxe à la réalité" le 5 mars 2004 à Bruxelles. En cette année tourmentée par la question du voile, j'ai réalisé que se structurait un mouvement de jeunes femmes croyantes, voilées ou pas, en recherche d'émancipation à partir d'une lecture moderne de l'islam et dont la démarche relève incontestablement du féminisme. Renversement de regard enrichissant ! Plus largement, je me suis aperçue que nous avions la chance d'avoir en France une frange réformiste de l'islam demandeuse de dialogue, qui représente un appui, une réelle opportunité pour une issue à la question mal résolue de l'intégration en France, une chance pour faire vivre la laïcité en l'enrichissant du respect de la diversité, une façon de combattre de l'intérieur la thèse dangereuse du conflit de civilisation. J'espère que nous saurons le comprendre et nous engager dans un partenariat.
La première réunion du Parti Vert européen à Rome en février dernier a été l'occasion de rencontrer les membres d'un groupe de coopération verte transfontralière, le Heerlen Group (groupe composés de militants Verts de Belgique, Pays-Bas et Allemagne) et de démarrer un travail de mise en réseau des militants Verts et sympathisants à travers un projet de site multilingue/multithématique. Il s'agit de permettre une communication horizontale entre tous les Verts européens, pour contribuer à l'émergence d'une culture commune à travers des actions et des échanges d'idées. Il est difficile en effet d'imaginer que le Parti vert Européen prenne corps à partir d'un schéma descendant. Il ne représentera un acteur politique réel que s'il est enraciné dans des échanges réguliers décentralisés, dans des pratiques d'échanges de proximité géographiques ou thématiques. Le slogan "Green your Europe" a donné le nom au site Greenyourope. Il est encore imparfait, mais on avance ! Votre participation est plus que souhaitée ! Penser que tout ce que nous entreprenons peut avoir une dimension européenne et mettre en lien nos engagements du local au niveau européen, voilà une nouvelle habitude à prendre, qui ouvre de nouveaux horizons…
A la veille d'une nouvelle année, je souhaite à tous de renouveler ses forces dans la chaleur des proches pour mieux repartir vers la construction d'un avenir simple, équitable et solidaire.
Françoise Duthu
Contact : francoise.duthu@club-internet.fr
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| Mars 2004, | |
| | Cinq mois pour agir, | |
| | Aujourd'hui et demain, | |
| | Avec vous |
Arrivée au Parlement Européen le 11 février, en fonction jusqu'à mi-juillet, alors que la dernière session se tient au début du mois de mai ! Curieuse situation….
Le travail parlementaire au sens strict du terme est à peu près achevé. Les rapports que nous pouvons avoir l'occasion de produire au sein des commissions sont pratiquement tous attribués. Titulaire de la commission Industrie, recherche, énergie, relations extérieures, il me reste une petite chance d'avoir un avis à donner, peut-être. La commission de la pêche a distribué tous les rapports. Et la délégation Mashreq ne se réunit guère qu'une fois au mois d'avril...
Rien à faire, alors ? Non, bien sûr! Être députée, c'est avoir des moyens humains et matériels que l'on peut utiliser. Et pas seulement dans l'enceinte parlementaire. La politique ne s'arrête pas à la porte des institutions. Un député est aussi une interface entre société civile et institution. Il peut soutenir des initiatives, il peut aussi en susciter.

Deux projets me tiennent plus particulièrement à cœur et seront prioritaires :
- Aider à la mise en réseau d'un ensemble d'alternatives locales. Ce projet a vocation à durer au-delà de mon (bref) mandat. Concrètement il s'agira de mettre sur pied une base de données interactives permettant à des associations, collectifs, groupes, qui expérimentent au niveau local, mais avec une vision globale, des façons différentes de consommer, produire, construire des solidarités et à des collectivités locales engagées dans la démocratie participative de façon effective, de se rencontrer et mettre ensemble le meilleur de leurs expériences, de bâtir leurs propres réseaux. Cette base sera d'accès libre, sans autre contrepartie que d'actualiser l'information sur chaque expérience.
En quelques mois, l'ambition sera limitée : il s'agira de toucher quelques têtes de réseau et de bâtir une architecture logicielle. Plus tard, lorsque la base se sera développée, dans un ou deux ans, on pourra susciter des rencontres, des échanges, théoriser sur l'ébauche d'un modèle de société en émergence, alternative décentralisée à l'organisation actuelle du capitalisme néolibéral.
- Contribuer au déblocage de l'insupportable situation en Tchétchénie, en nouant tout contacts et liens avec ceux qui pourront continuer cette action au-delà de la fin du mandat (suivre la rubrique actualité). Ce ne sera pas facile. Les intérêts européens sont tels que malgré les discours, l'engagement des Etats est purement formel. Nous tenterons en tout cas de donner plus de visibilité à cette question sur la scène politique française et travaillerons en liaison avec les députés déjà engagés sur la question au niveau européen.
En outre, ce site sera ouvert à ceux et celles qui, soutenant des projets innovants et coopératifs, dans divers domaines, ont peu de moyens de se faire entendre. Cela peut être un simple lien. Cela peut être une présentation plus développée.
Notre équipe travaillera aussi à la mise en réseau des Verts qui en Europe ont envie de communiquer au delà des barrières linguistiques, de façon à collaborer au projet d'un vrai Parti Vert transnational et à permettre échange et coopérations concrètes aux citoyens Verts d'un peu partout.
Si tout ceci vous parle, faites-vous connaître. Nous vous accueillerons fort volontiers !
Françoise Duthu
Contact : francoise.duthu@club-internet.fr
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